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Concert du 27 juillet 2007  ( Voir aussi les photos )

 
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Colloquia Aquitana III 2007

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La B. I. R. E.(La Bibliothèque Interdisciplinaire

       de Recherche Européenne de Duras)

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¯L’Association Vox Nova¯
¯ La mairie de Duras ¯

avec le concours de la Ville de Mauvezin – sur – Gupie (F – 47200) et sous le Haut Patronage de la Ville de Duras dans le cadre des

proposent  en l’Église St.-Pierre de Mauvezin-sur-Gupie (F-47200) le vendredi 27 juillet 2007 à 18 heures précises  un concert Vespéral de Musiques Anciennes « Te Deum laudamus »

Napoli, Biblioteca nazionale "Vittorio Emanuele III", Ms. V A 14, XIVe s. milieu, f. 47r° Boethii De institutione arythmetica [sic] : 1-44v° ; (sic) et De institutione musica : 49-109 ;

Isidori Hispalensis Etymologiarum "Quid hic inquam quis est...": f.110-119

¯ Ø Entrée libre selon la générosité de chacun × ¯

Chants sacrés Musiques Anciennes Chants Grégoriens Instruments Anciens :Frestel • Muses • Turelure • Cornemuse

AVEQUE :

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Illo Humphrey, Ph. D. (Paris, Duras)

Médiéviste – Musicologue

Baryton – Chantre

&

Pierre-Alexis Cabiran (Arras),

Musicologue – Médiéviste,

Membre de l’APEMUTAM

 

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Programme :

(1) Illo Humphrey, Baryton-Chantre

Te Deum Laudamus Hymne-Psaume : Te Deum laudamus, te Dominum confitemur. (Tonus solemnis =Ton solennel)

Le Te Deum laudamus est une Hymne-Psaume latine pré-grégorienne anonyme, dont la composition remonte à la fin du IVe siècle.

Il s’agit d’un chant doxologique (chant de louanges) de style « in directum », c’est-à-dire chanté d’un bout à l’autre sans refrain et sans reprise, tel un Psaume psalmodié dans le cadre de l’Office monastique.

Selon la Règle de saint Benoît (2e moitié du VIe siècle), le Te Deum laudamus est chanté à la fin de l’Office des Vigiles (i.e. Matines) ; cf. Adalbert de Vogüé et Jean

Neufville, La Règle de saint Benoît, édition critique, Paris (éd. du Cerf), 1972, tome 2, chapitre XI, p. 514-516. Aujourd’hui encore, dans la pratique bénédictine, on le chante tous les dimanches, et la plupart des jours de fête de l’année liturgique, à la fin du 3e et dernier Nocturne de l’Office des Matines.

Le Te Deum comporte 29 versets, dont les 23 premiers sont les plus anciens ; toutefois, les 6 derniers versets furent ajoutés de bonne heure entre le Ve et le VIIe siècle. Le texte littéraire du Te Deum est un subtile mélange de poésie non-métrique, de collectes psalmiques et de versets bibliques tirés des Psaumes, des Prophètes et du Nouveau Testament. Dans le jargon des philologues, des musicologues et des liturgistes, cette pratique de mélanger plusieurs textes pour en faire une oeuvre composite est qualifiée de « centonisation », sorte de « patchwork » (i.e. rapiéçage) littéraire.

Sur le plan musical, on assigne au Te Deum laudamus un IIIe mode (i.e. Mi ou Deutérus authente), attribution modale qui est, bien sûr, abusive et anachronique, les huit modes ecclésiastiques (« l’okto-ichos »), n’ayant été attestés que vers 795 à la fin du célèbre manuscrit écrit à Corbie pour Saint-Riquier, semble-t-il, Paris, B.n.F., latin 13159, appelé le « Psautier de Charlemagne ». Il s’agit en réalité d’une

composition musicale dont la mélodie est fondée entièrement sur les trois formules pentatoniques : Mi Sol-La, Sol-La DO et, pour ce qui concerne les versets 21-23, Do-Ré FA. Ces trois formules pentatoniques récurrentes s’observent très souvent aussi dans les mélodies du répertoire dit « grégorien ». Enfin, on connaît cinq versions différentes de l’hymne Te Deum laudamus, notamment :

Tonus sollemnis, Tonus monasticus, Tonus simplex, Tonus ambrosianus, Tonus iuxta morem roman

(2) Pierre-Alexis Cabiran, Instrumentiste Frestel

(3) • Illo Humphrey, Baryton-Chantre

Antiphona ad introitum IVe mode [R-B-C-K-S]* Resurrexi :Resurrexi, et adhuc tecum sum, alleluia : posuisti super me manum tuam, alleluia : mirabilis facta est scientia tua,alleluia.Domine probasti me, et congnovisti me : tu cognovisti sessionem meam, et resurrectionem meam.

Le texte de l’Introït « Resurrexi » est tiré, dans son intégralité, du Psaume 138 (Vulgate) :

versets 18, 5, 6, 1, et 2.

Il est chanté en IVe mode : Mi (Deutérus plagal) et constitue une récitation relativement

 ornée autour de la « corde » de Ré. Quant au verset Domine probasti me, il s’agit d’une

récitation brodée autour du La à la quinte supérieure.

 Ce chant est attesté pour la première fois vers l’an 800 dans les Graduels de Rheinau*

 et de Mont-Blandin*

 

 Responsorium Graduale IIe [M-R-B-C-K-S]* Haec dies :Haec dies, quam fecit Dominus : exsultemus, et laetemur in ea.

Confitemini Domino, quoniam bonus : quoniam in saeculum misericordia eius.

Haec dies(Da capo)

Le Répons-Graduel « Haec dies », tiré textuellement du Psaume 117 (Vulgate) :

24, 1, est chanté en IIe mode : Ré (Protus plagal) avec finale en La.

Il fait partie du répertoire de la Schola cantorum (l’école des solistes de métier).

Comme tous les répons prolixes de la psalmodie responsoriale, il est de structure

A-B-A1,la partie B (i.e. le verset) étant réservée à un ou une soliste.

Ce chant est attesté dès la fin du VIIIe siècle dans les Graduels de Rheinau* et de

Mont-Blandin* ; Sarah Fuller, p. 9-10 (n° 1e).

 

(4) Pierre-Alexis Cabiran, Instrumentiste Muses

(5) • Illo Humphrey, Baryton-Chantre

Alleluia (VIIe mode) [M-R-B-C-K-S]* :Alleluia, Pascha nostrum immolatus est, Christus. Alleluia… (da capo)

L’Alleluia, Pascha nostrum est tiré du texte néo-testamentaire 1Corinthiens 5 : 7, 8.

Il est sans aucun doute l’une des plus belles pièces du répertoire dit « grégorien ».

Chanté en VIIe mode : Sol (Tetrardus authente), il est, à l’instar du répons-graduel

« Haec dies », de structure A-B-A1, la partie B (i.e. le verset) étant réservée à un ou

une soliste.

 Son deuxième verset :« Epulemur in azimis sinceritatis et veritatis », écrit dans

un registre très aigu, est rarement chanté. Ce chant est attesté dès la fin du VIIIe

siècle dans les Graduels de Rheinau* et de Mont-Blandin* ; Sarah Fuller, p. 9-10 (n° 1f).

 

 

Sequentia cum Prosa (IIe mode) : Victimae Paschali laudes Victimae Paschali laudes immolent Christiani.Agnus redemit oves, Christus innocens Patri reconciliavit peccatores. Mors et vita duello conflixere mirando, dux vitae mortuus, regnat vivus.Dic nobis Maria, quid vidisti in via ?Sepulcrum Christi viventis, et gloriam vidi resurgentis, Angelicos testes, sudarium et vestes.Surrexit Christus spes mea, praecedet suos in Galilaeam.Scimus Christum surrexisse a mortuis vere,Tu nobis, victor Rex, miserere. [Amen].

 Les sequentiae cum prosa sont des pièces syllabiques qui, normalement, sont calquées sur la mélodie

mélismatique des Alleluias qui les précèdent ; toutefois, cette célèbre séquence avec prose n’est pas

calquée sur la mélodie de l’Alleluia, Pascha nostrum, mais sur celle de l’Alleluia, Christus resurgens

ex mortuis tirée de la Messe du Ve dimanche après Pâques.

Attribuée à un certain Wipo le Bourguignon (vers 990-1050), notre séquence avec prose, un petit

dialogue  entre les disciples du Christ et Marie de Magdala, s’inspire de plusieurs textes

néo-testamentaires, en l’occurrence : Matthieu 28 : 1-7, Marc 16 : 1-11, Jean 20 : 10-20,Romains 6 :9.

Cette séquence est chantée en Ier mode : Ré (Protus authente).

Par ailleurs, la mélodie du Victimae paschali laudes fut empruntée par le réformateur allemand

 Martin Luther  en 1524 pour la composition du célèbre choral « Christ lag in Todesbanden »

(Christ gisait dans les liens de la mort), lequel fut repris plus tard et arrangé pour orgue par J. S. Bach.

 

(6) Pierre-Alexis Cabiran, Instrumentiste Turelure

(7) • Illo Humphrey, Baryton-Chantre

Offertorium (IVe mode) [R-B-C-K-S]* : Terra tremuit (chanté avec son 1er verset)

L’antienne d’Offertoire « Terra tremuit, et quievit. Dum resurgeret in iudicio Deus, allelulia. »

évoque le tremblement de terre occasionné par la résurrection du Christ. I

l est tiré textuellement du Psaume 75 (Vulgate) : 9, 10, 2, 3, 4 et 5.

Ce chant est attesté dès l’an 800 dans les Graduels de Rheinau* et de Mont Blandin* ;

 Sarah Fuller, op. cit., p. 17-18 (n° 1i).

 

Communio (VIe mode) [R-B-C-K-S]* : Pascha nostrum immolatus est Christus, alleluia

L’antienne de Communion « Pascha nostrum immolatus est Christi, alleluia »,

tout comme L’Alleluia, Pascha nostrum », est tiré textuellement du 1 Corinthiens 5 : 7, 8.

 Ici, l’antienne est suivie de ses versets psalmodiques tirés du Psaume 117 (Vulg.) : 1, 2 et 4.

Ce chant est attesté dès l’an 800 dans les Graduels de Rheinau* et de Mont Blandin*;

S. Fuller, p. 20 (n° 1l).

 

(8) Pierre-Alexis Cabiran, InstrumentisteCornemuse

(9) • Illo Humphrey, Baryton – Chantre (avec le concours du public dans le refrain « Alleluia »)

Canticum ad Vesperem : Magnificat anima mea Dominum, cum Alleluia

Le Cantique Magnificat se chante, ou se récite, à la fin de l’Office des Vêpres,

juste avant la Litanie grecque: Kyire eleison, suivie du Pater noster.

Il est tiré textuellement de l’Évangile selon saint Luc chapitre I, 46-55, et résulte de la

 rencontre entre l’ange Gabriel et Marie, future mère de Jésus, lorsque Gabriel

lui annonce en ces termes : "Ave, Maria, gratia plena, Dominus tecum...", qu’elle sera

enceinte et qu’elle donnera naissance au Messie.

Ce Canticum constitue donc la réponse spontanée de Marie suite à l’annonce de Gabriel.

 Il s’agit d’un chant antiphonaire entre un ou une soliste et choeur.

 

 

   

Quelques photos du concert